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 c'est halloween.
 c'est orange. 

point de repère :
yves klein, monochrome orange, 1955, huile sur toile

point de vue : centre pompidou, paris, france
point de chute : une seule couleur star aujourd'hui, l'orange.
en 1955, l'orange avait déjà fait parler d'elle, au salon des réalités nouvelles qui se tient au musée des beaux-arts de la ville de paris, auquel yves klein a proposé d'exposer son monochrome orange mais qui se fait rejeter.
en effet, il a refusé d'ajouter un simple point noir sur son tableau. cela peut aparaitre un détail, mais à l'époque rajouter un point noir aurait immédiatement associé son tableau au courant d'art abstrait.
pour, yves klein, la couleur pure se suffit à elle même.
un an après et c'est le tournant.
yves klein est reconnu, enfin.
il devient "yves, le monochrome". 
yves klein abandonne l'orange mais yves klein est une star, yves klein crée une couleur, yves klein lui donne un nom: IKB (international klein blue).
l'IKB né en 1956, il est par la suite utilisé à de nombreuses reprises, que ce soit en couleur star de ses monochromes ou pour enduire ces fameuses femmes-pinceaux.
c'est son "époque bleue".
selon yves klein, toutes les couleurs étaient associées directement par le cerveau humain à une idée concrète, j'imagine que le rouge renvoie à l'amour, le blanc à la pureté, le vert à la nature et l'orange à halloween (et peut-être aussi aux vitamines, au chat friskies, à l'opérateur de téléphone, à la hollande et à la mimolette).
il fait donc du bleu LA couleur abstraite par excellence.
l'orange sera par la suite réhabilité par d'autres artistes comme rothko et connaitra la gloire ultime dans les années 2000 grâce à halloween et aux citrouilles.

sources de jouvance : ici et la et pour les in

sinon demain, c'est la fête de tous les saints, bonne fête à eux.