smells like paint spirit

14 février 2012

le 14 février

RLthekiss

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

embrassez qui vous voulez.

 

point de repère: roy lichtenstein, the kiss, 1962, huile sur toile
point de vue: collection privée de paul g. allen, usa
point de chute: un vrai baiser de cinéma, c'est sur la bouche, c'est comme ca qu'on les reconnait. ici, c'est un bisou sur la joue et puis c'est tout.

pratique, elle ne file pas son rouge à levres et file retrouver ses amis riches et célèbres avant de partir en soirée et refaire le monde.
pratique bis, il garde un col d'uniforme impeccable et saute dans son avion retrouver ses potes soldats en permission avant de repartir en guerre et sauver le monde (et économise un pressing).

elle, elle est américaine.
blond hollywoodien + vernis rouge + rouge à levres rouge + robe fourreau rouge = made in usa.
mais lui? allemand? avec son aigle sur le casque? hum...


sinon, roy se serait-t'il inspiré de gustav (klimt)? hum...

lebaiserklimt









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25 décembre 2011

il est né.

 

nativite

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

et un de plus dans la crèche.



point de repère: georges de la tour, le nouveau-né, 1645-1648, huile sur toile
point de vue: musée des beaux-arts de rennes, france
point de chute: truc et astuce pour reconnaître un tableau de georges de la tour: sur près de 75% de ses oeuvres, il y a  bougies + lumière de bougie + main devant bougie.

et c'est pour cela que georges de la tour est également désigné sous le lumineux titre de "maître des lueurs".

dans ce tableau, 4 protagonistes: 2 femmes, 1 nouveau-né, 1 bougie.
plus les informations sont réduites, plus les interprétations sont nombreuses.

ici, la question est de savoir s'il s'agit d'une scène de la vie courante: une jeune mère et son enfant ou d'une représentation divine: marie venant de mettre au monde le fils de dieu, jésus christ.

nouveau-né vs nativité.
nouveau-né: pas d'auréole, pas de joseph, pas d'ane, pas de beuf, pas de mouton, pas de paille.
nativité: lumière divine émanant de l'enfant.

 

sacré vs profane. à vous de décoder.
et, joyeux noël.

 

 

24 décembre 2011

profusions et compagnons

lacenevinci

c'est la période des réveillons.

 

point de repère: léonard de vinci, la cène, 1494-1498, fresque
point de vue: couvent de santa maria delle grazie, milan, italie
point de chute: et voila, ce sont les fêtes de fin d'année, on mange, on boit et on fait ca pendant 2 semaines.
notre vie à un nouvel horizon: la table où s'étale le festin et où dialogue les convives.
on retrouve sa famille, ses amis, ses ennemis.
et on prend bien garde que le repas ne commence pas par une trahison et ne se termine pas par un mort.

jc l'a testé pour nous et ca ne lui a pas trop réussi.
en résumé si on a loupé ses leçons de cathéchisme:
la cène, c'est le repas du soir et dans ce cas, le dernier repas que jc partagea avec ses 12 apôtres (dont judas, ce traitre - d'où la supersition de ne pas se retrouver 13 à table...).
cène = jeudi saint + arrestation de jc
cène + 1j = crucifixion de jc
cène +3j = résurrection de jc (donc happy end, ouf on est sauvés...)



alors, buvez, mangez, partagez et réveillonez en paix.

 

une fois la phase de digestion passée, suggestion de résolution:
ne manquer sous aucun pretexte l'exposition à la national gallery à londres jusqu'au 5 février 2012: leonardo da vinci, painter at the court of milan.
clik.

 

 

02 décembre 2011

drive, un film avec:

 

rosenquist
une voiture,
une histoire d'amour,
une cervelle ensanglantée.



point de repère: james rosenquist, i love you with my ford, 1961, huile sur toile
point de vue: moderna museer, stockholm, suède
point de chute: rosenquist,
il est né en 1933 et il avait 26 ans en 1969.
classe.
il est peintre publicitaire, avec un trop plein de la société de consommation made in usa dans sa vie et il y réfléchit. 
classe.
il peint des tableaux où on retrouve les grands "tubes" du monde de la pub des années 60', soit (hey, salut mad men), les clopes, les bagnoles, la boisson, les filles.
classe.

il aborde tous les codes de la société américaine, les détourne, les reproduit, les assemble dans des grands formats colorés..
comme pour le tableau i love you with my ford, ses assemblages semblent à première vue totalement incongrus et irréels.
il a ic superposé trois images, trois zooms sur des scènes ou des objets de la vie quotidienne pour leur donner un nouveau sens.
cette juxtaposition permet de faire dialoguer ces "fragments de réalités" entre eux.
ce rapprochement forcé entre plusieurs moments de la même réalité, en produit donc une autre, qui nous ammene à réfléchir sur la manière donc nous percevons ces objets qui nous entournent contamment mais que nous ne voyons plus.

ces bandes allongées rappelent également le format 16/9 propre au cinéma, loisir symbolique de la société de consommation contemporaine.

sinon pour les fans du chef d'oeuvre motorisé - clik

sinon, comme il n'y a pas que warhol dans le pop art (ni que les états-unis d'ailleurs, c'est un mouvement qui né en angleterre dans le milieu des années 50...)!
mais pour les fans du king of pop art, voici un article sur de la soupe - clik

 

 

 

 

01 décembre 2011

lutte générale

 

general idea

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

et amour collectif.

 

point de repère: general idea, aids, 1987
point de vue: ?
point de chute: general ideal est un collectif formé de 3 artistes canadiens (felix partz, jorge zontal et aa bronson).
à partir de 1987, leur travail aborde la crise du sida sous la forme de 75 projets temporaires d'art public.

partz et zontal meurent du sida en 1994. 
bronson continue de travailler et d’exposer en tant qu’artiste indépendant.

general idea, aids, les années 80
robert indiana, love, les années 60
2 générations, 2 visions.

le love de robert indiana.
c'est de ce tableau que s'est inspriré general ideal et c'est sur ce qu'il évoquait au départ qu'il faut terminer en cette journée mondiale de lutte. clik.love.clik.


indiana-love


29 novembre 2011

soupe pop-ulaire

 

WarholBanksy

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 et bank(sy) alimentaire.

 

point de repère ouest: andy warhol, campbell's soup can, 1962
point de repère est: banksy, tomato soup, 2005
point de chute médian: quelque chose que l'on voit tous les jours et que tout le monde peut reconnaitre.

quelque chose comme une soupe campbell. 
et voila comment muriel latow suggera à warhol l'idée de peindre ces fameuses canettes de soupes.
43 ans plus tard, c'est au tour de banksy de peindre un soupe mais une soupe de mdd, comme on dit en marketing, une soupe de "marque de distributeur", soit une soupe de non-marque. 
un produit sans marque, qu'y a t-il de pire dans une société de consommation?
ne pas avoir de marque, c'est ne pas avoir d'image.
ne pas avoir d'image, c'est ne pas exister.
être rien.
acheter de la soupe et n'être rien. belle perspective.

et puis,
de la soupe, pour une chanson (de variété française, au hasard). c'est pas terrible.

de la soupe, pour être plus grand. c'est chiant.
de la soupe. ca sonne toujours négatif.

la soupe, ca restera pour toujours le plat du pauvre.
enfin, un plat qui vaut quelques euros si on va le chercher à tesco ou quelques millions si on le récupère chez christie's.

en cette journée d'augmentation du smic, souhaitons qu'on puisse tous avoir le privilège un jour de pouvoir choisir entre la soupe d'un warhol et la soupe d'un banksy.


par intérêt (général) :
les restaurants du coeur
la soupe populaire
banque alimentaire
...
clik, clik, give.


encore du banksy? voila un autre article sur des fleurs qui volent. clik 


 

21 novembre 2011

attaquons la défense


grandearchedefense

occupons-la!



point de repère: johann otto von spreckelsen et erik reitzel, grande arche de la defense, 1989
point de vue: quartier de la défense, puteaux, france
point de chute: l’arche de la défense est une œuvre architecturale monumentale souhaitée par les présidents georges pompidou et valery giscard d’estaing mais qui sera inaugurée par françois mitterand.

en 1982, l’EPAD lance un concours international d’architecture – anonyme – qui réunit plus de 400 projets, seuls 4 sont short-listés pour être présentés au président.
c’est celui de johann otto von spreckelsen, architecte, et d'erik reitzel, ingénieur, qui l’emporte. tada, champagne etc.

sauf que,
en 1982, johann otto von spreckelsen, l’architecte censé mener à bien la construction de cette arche gigantesque, n’a mené à bien en tant qu'architecte que de 5 petits projets : 1 maison (sa maison) + 4 églises (dans son pays, le danemark).
pression, pression, pression.

succès.
bien qu'il ne verra jamais son projet achevé.
il meurt deux ans avant l’inauguration.

sinon, l’arche de la défense, n’est pas une arche, mais un cube, qui n’est pas un cube, mais un cube évidé.
mais bon, "le grand cube évidé de la défense", ça sonne un chouille moins bien...
et puis, l'arche, c'est tout un symbole architectural, pensons à l'arc de triomphe de l'étoile ou l'arc de triomphe du carroussel par exemple qui se trouvent eux-aussi sur "l'axe historique" de Paris qui traverse la capitale d'ouest en est.
la boucle est bouclée sur d'un bout à l'autre de la ligne.


sans trop m’avancer, je dirais qu’il y a 99% des lecteurs de cet article qui font partie des 99%,
voici leur site : occupons la défense
clik.

 

 

19 novembre 2011

en rose et vert



rothko

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

… vous trouverez l’accord.

 
 

point de repère: mark rothko, vert et rouge sur orange, 1951, huile sur toile
point de vue: ?
point de chute: rose et vert, deux couleurs qui dans l’actualité se déchirent quelque peu mais qui vont assez bien ensemble dans cette peinture de l'artiste américain rothko. 

le colorfield painting ou les champs colorés, voila ce qu'a apporté entre autre rothko à la peinture de l'après guerre. 
c'est par la juxtaposition de larges applats de couleurs que rothko s'exprime sur des toiles de grands formats.
le spectateur doit se laisser lui aussi envahir par la couleur et ne plus se contenter de contempler la peinture.
rothko l'invite à prendre part à son oeuvre, à être actif pour entrer dans un monde de pures sensations.

la couleur semble être mouvante, comme si elle circulait sur la surface de la toile.
les limites entre chaque plages de couleur sont flous, indécises.
tels des nuages dans le ciel, les couleurs de rothko semblent changer de forme sous nos yeux.

son oeuvre est infiniment poétique, douce presque apaisante.
pourtant, grand intellectuel, le peintre est fan du philosophe nietzsche et du livre "la naissance de la tragédie".
le seul sujet valide semblait être la tragédie pour celui qui se définissait comme un "faiseur de mythe". 
 
 

kassdédi : à monsieur vidberg et son puzzle pour l'inspiration.

 

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17 novembre 2011

le bacchus nouveau est arrivé

  

caravagebacchusà votre santé!



point de repère : bacchus, michelangelo merisi da caravaggio, dit le caravage, 1596-1597, huile sur toile
point de vue : galerie des offices, florence, italie
point de chute : dans le groupe des artistes torturés, caravage peut prétendre au minimum à une place que le podium. s’il y a bien un peintre qui a consommé sa vie sans modération, c’est lui.

si les tabloïds avaient existés à l’époque, il en aurait fait la une à plusieurs reprises dans la catégorie bad boy :
violent, il ira jusqu’à commettre un meurtre à la suite d’une sordide bagarre qui dégénéra dans une sombre taverne avant de se faire lui-même liquider alors qu’il était en exil après avoir était chassé par les autorités politiques et religieuses (qui avaient souvent fait preuve de tolérances à l'égard de toutes ses frasques pour cause de génie artistique indéniable), une autre version veut qu'il soit mort de fatigue après une longue errance. bref, tout aussi tragique pour cet artiste déchu de 38 ans.
provocateur, il réalisera un tableau, la mort de la vierge, la représenta sur son lit de mort en prenant pour modèle sa copine prostituée alors enceinte. 
homosexuel, il vivra une relation tumultueuse avec un jeune ephèbe, sa muse, qu’il peignit à de multiples reprises.

inutile de préciser, que c’était davantage un homme d'ennemis que d'amis. d'ailleurs, dans le tableau david et goliath, il se représente la tête coupée...se couper soi-même la tête, un symbole, humm, assez fort...

le sujet du tableau a été traité plusieurs fois par caravage, bacchus/dionysos est le fils de jupiter/zeus.
c’est un bon vivant, aimant le vin, (un peu un pote mais dieu quand même) il est souvent représenté avec des feuilles de vignes et des grappes de raisins.

c’est un tableau de jeunesse, mais quelle puissance!

caravage va révolutionner la peinture, rien de moins.
un tableau de caravage se reconnait facilement grâce à l'emploi systématique du clair obscur
il crée des contrastes saisisants en illuminant violemment une scène par une lumière puissante qui exacerbe les chairs plonge la scène dans un réalisme dérangeant et un érotisme troublant. les autorités religieuses lui ordonnèrent à de nombreuses reprises de modifier ses oeuvre spour les rendre plus "présentables".


ce soir, buvons ce fameux beaujolais,  avec modération, c’est caravage lui-même qui vous le dit, dans son autoportrait en bacchus malade!

quizz yeux de lynx : caravage aimait bien se mettre en scène dans ses tableaux, il s’est représenté dans celui-ci, mais ou?

 

15 novembre 2011

tous à pois!

 

kusama

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 j'fais des petits pois, des petits pois, encore des petits pois...

 

point de repère: yayoi kusama, dots obsession, infinity mirrored room, 1998, installation, peintures, miroirs, ballons, adhésifs, hélium...
point de vue: galerie sud, centre pompidou, france (jusqu'au 9 janvier)
point de chute: kusama c'est un peu la star du moment à paris, des affiches il y en a à foison, partout, vraiment partout.
mais on ne peut même pas en vouloir à pompidou de nous matraquer autant avec cette expo tellement elle est exceptionnelle et indispensable.
née au japon, exilée à new york, kusama devient l'amie de ceux qui, bref, de ceux que vous connaissez: andy warhol, donald judd, barnett newmann, mark rotkho...un palmares priceless.
un souvenir, une expérience d'enfant qui va devenir une obsession, quasiment un t.o.c, una pathologie.
kusame recouvre sa vie de pois, des pois, par ci, des pois par la, des pois partout.
elle va en peindre directement sur la peau, la sienne pour commencer, puis celle des centaines de figurants qui participeront à ses happenings, en plein new york, elle embrasse à bras le corps la libération sexuelle des années 70, des corps nus mais recouverts de pois font face au monde. à poils, à pois mais unis. 
en 1973, c'est le nervous breakdown.
c'est la fin de new york, avion pour le japon et un aller simple pour l'asile.
popurtant, kusama ne s'est pas arretée de recouvrir son monde de pois. une poésie infinie du monde.   

ainsi, en cet automne 2012, les pois, et bien c'est tendance.
et qui dit tendance dit mode, dit fashion show, dit collection printemps/été/automne/hiver et dit souvent marc . 
marc, il aime les pois, marc, il aime la mode, marc, il est cool, marc, il s'en fout des tendances.
pour sa collection automne-hiver 2012 (de maintenant donc), il a choisi de mettre les pois à l'honneur.
les pois c'est régressif, les pois c'est mignons, les pois c'est festif, les pois c'est du bonheur comme une overdose de milliards chupa chups... en résumé, les pois, c'est pas trop pile pois dans la tendance de cet automne qui rime avec crise, suicide et depression, mais on s'en fout, car on en a besoin, des pois.
complétement décalé, entièrement original, follement gamin et outrageusement barré, marc tu serais presque ma kusama à moi...

marcjacobspois

marcjacobspois2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

et aussi: expo yayoi kusama au centre pompidou jusqu'au 9 janvier 2012, inrattable. final dot. 

 


Posté par or3li à 23:08 - Commentaires [2] - Permalien [#]
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